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Pierre
Chaumonot naît le 9 mars 1611, à Sainte-Colombe-sur-Seine, en
France. À l’âge de six ans, il apprend à lire et à écrire
chez son grand-père, ancien maître d’école. Plus tard, un de
ses oncles, prêtre à Châtillon, le prend chez lui pour étudier
le latin au collège. La vie de Pierre bascule, lorsqu’à 18 ans,
il vole de l’argent à son oncle et s’enfuit à Beaune. Il ne
veut plus revenir au village par peur d’être « montré du
doigt comme un voleur ». Il « se résout à courir le
monde en vagabond ». En fait, il veut se rendre jusqu’à
Rome « pour demander les pardons ».
Tout
au long du voyage, il quête sa croûte. En traversant l’Italie,
son état devient de plus en plus pitoyable. Sa tête « se
remplit d’une si horrible gale qu’il s’y forme du pus et des
vers avec une extrême puanteur ». Il arrive à Lorette(Loreto),
et entre dans la Basilique qui abrite la Maison de Nazareth,
transportée là par les Croisés trois siècles plus tôt. Il est
guéri et converti par la Vierge de Lorette.
En
1632, à 21 ans, il entre au noviciat des Jésuites, à Rome. En
1634, on l’envoie enseigner deux ans et demi à Fermo, près de
Lorette. Il fait un deuxième pèlerinage à la Sainte Maison.
En 1637, alors qu’il étudie la philosophie à Rome et n’a pas
commencé sa théologie, il lit une lettre du Père Jean de Brébeuf,
écrite du pays des Hurons. Il demande et obtient les missions du
Canada. Fait unique, il est ordonné prêtre « sans avoir étudié
une seule leçon de théologie ».
Avant
son départ, il fait un dernier pèlerinage à la Sainte Maison de
Lorette. Il y prononce le voeu de « chercher toujours et en
toutes choses la plus grande gloire de Dieu ». Il a 26 ans. En
Nouvelle-France, seuls Jean de Brébeuf, Marie de l’Incarnation et
Catherine de Saint-Augustin ont prononcé ce voeu.
À
Lorette, il conçoit aussi le projet de « construire en Canada
une chapelle sous le nom de Notre-Dame de Lorette et sur le modèle
de la Sainte Maison ». À sa demande, le Père Général
l’autorise à prendre le nom de Joseph-Marie en l’honneur
de la Sainte Famille.
Après
son arrivée au Canada, en 1639, en même temps que les premières
Religieuses Ursulines et Hospitalières, il travaille pendant onze
ans au pays des Hurons avec les Pères de Brébeuf, Jogues, Daniel,
Lalemant, Garnier, Chabanel. C’est l’époque héroïque des
martyrs. Après la mort du Père de Brébeuf, c’est lui qui reçoit
son nom huron « Échon », qui désigne un arbre aux
propriétés médicinales. Les Hurons ont pour coutume de « ressusciter
un mort » en donnant son nom à quelqu’un d’autre. Le Père
Chaumonot devient donc pour eux le successeur du Père de Brébeuf.
Après
la déroute au pays des Hurons, il accompagne des survivants de
cette Nation dans leurs déplacements vers Québec (1650), l’Île
d’Orléans (1651-1656), Québec (1656-1666), Beauport (1666),
Sillery et Notre-Dame-de-Foy (1667-1673), et la « Nouvelle
Lorette » (1673-1692), où il réalise son projet de
construire une chapelle sur le modèle de la Sainte Maison de
Lorette. C'est l'origine de l’actuelle paroisse
Notre-Dame-de-l’Annonciation de L’Ancienne-Lorette
.
Il
ne quitte les Hurons que pour trois missions : aux Iroquois
(1656-1658), à Montréal (1662-1663), et au Fort Richelieu
(1665-1666). Il meurt à Québec à 82 ans, le 21 février 1693, après
54 ans de vie missionnaire au Canada. Le lendemain, pendant ses obsèques,
une femme iroquoise de la mission de Lorette est guérie en priant
près de son cercueil.
***
Pour
en savoir plus sur notre fondateur :
Centre
d’interprétation:
À
l’intérieur de notre église, vous retrouvez une centre
d’interprétation avec, en outre, une magnifique maquette de la
chapelle originale.
Lecture :
Autobiographie,
Pierre-Joseph-Marie Chaumonot, Réalisation Gilles Drolet, Édition
Anne Sigier, 2003
Missionnaire
en Nouvelle-France, Pierre-Joseph-Marie Chaumonot, bande dessinée,
texte : Gilles Drolet, dessins : Paul Roux, Édition
Anne Sigier, 1989.
Pierre-Joseph-Marie
Chaumonot, Compagnon des Martyrs Canadiens, René Latourelle, Éditions
Bellarmin, 1998
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